Les Territoires du Nord-Ouest (TNO) ont procédé à une détermination des dangers et évaluation des risques

Qu’est-ce que c’est?

Les Territoires du Nord-Ouest (TNO) ont procédé à une détermination des dangers et évaluation des risques (DDER) qui a pris fin en avril 2014. Cette étude propose une analyse des risques qui représentent de grandes menaces pour la population, les propriétés, l’environnement et l’économie des TNO. La DDER constitue un volet essentiel du programme sur la gestion des urgences du GTNO. Les dangers répertoriés seront pris en compte dans l’élaboration des programmes de préparation territoriaux, des stratégies d’atténuation, des exercices du plan d’intervention en cas d’urgence et des programmes de formation et de sensibilisation. La DDER est constituée d’un document principal portant sur l’évaluation générale des territoires et de cinq sommaires régionaux en annexe.

Une DDER fournit des renseignements sur les dangers qui doivent être considérés comme une priorité dans les programmes de gestion des urgences à un moment précis. Les dangers et les risques changent au fil du temps et doivent régulièrement être surveillés et réexaminés. La DDER des TNO est un document évolutif qui sera mis à jour au moins tous les cinq ans, selon la recommandation du rapport.

Pourquoi réaliser une DDER?

Le GTNO et les administrations municipales disposent de ressources limitées et la planification des mesures à prendre à l’égard de chaque menace possible n’est souvent pas réaliste. La hiérarchisation des dangers constitue un outil de planification idéal pour les fonctionnaires puisqu’il leur permet d’adopter une approche rentable en matière d’atténuation des risques, de planification des urgences, d’interventions en cas de catastrophe et de rétablissement.

Comment la DDER des TNO a-t-elle été réalisée?

Une abondante documentation et une grande quantité de données ont été analysées dans le cadre de ce projet. Un examen historique et académique de la documentation a été réalisé et des consultations ont eu lieu avec d’autres provinces et territoires ainsi qu’avec des ministères fédéraux, des ministères territoriaux et des collectivités. De plus, un examen des plans d’intervention territoriaux, régionaux et communautaires en cas d’urgence, et des dossiers traitant des situations d’urgence, a été effectué. Six ateliers régionaux et un sondage en ligne ont permis de recueillir des renseignements supplémentaires sur les dangers aux TNO.

La DDER jette également un regard sur les dangers actuels sous l’angle des changements climatiques. En prévision des effets des changements climatiques aux TNO, cette analyse a permis de déterminer les dangers qui peuvent survenir plus fréquemment ou devenir extrêmes dans l’avenir. La DDER détermine et évalue vingt dangers qui peuvent peser sur les TNO et les classe en ordre de priorité aux fins de la planification des urgences.

Le sommaire comprend un résumé des risques aux TNO sous la forme d’une liste des dangers classés en quatre catégories de risque. Les catégories ont été déterminées à l’aide d’une méthodologie fondée sur les pratiques exemplaires ainsi qu’avec l’aide d’intervenants de la collectivité et d’experts locaux. La DDER révèle que les incendies, les explosions et les inondations représentent les plus grands dangers aux TNO. Ces dangers ont souvent entraîné de lourdes conséquences pour les gens, les biens, l’environnement et l’économie.

À quoi la DDER des TNO peut-elle servir?

La DDER des TNO permet de déterminer les dangers présents dans le territoire, qu’ils soient d’origine naturelle, technologique ou humaine; la fréquence à laquelle ils peuvent survenir; la gravité des conséquences sur les collectivités, les infrastructures essentielles, les biens, et l’environnement, dans le passé, en ce moment et à l’avenir; et les dangers qui représentent les plus grandes menaces pour les collectivités. Ces renseignements peuvent servir à actualiser les plans d’urgence territoriaux et communautaires, à élaborer des plans territoriaux ou municipaux d’atténuation des risques de catastrophe, à améliorer les protocoles et les structures d’intervention en cas d’urgence, et à mettre au point des exercices d’intervention d’urgence.

Remerciements :

Cette étude a été rendue possible grâce à la participation financière du Programme d’adaptation aux changements climatiques d’Affaires autochtones et du Nord Canada, en partenariat avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.